ANTOINE
VOYAGES
FILMS
BOUTIQUE
LA LETTRE
FORUMS
  Vous êtes dans la rubrique Voyages -> destinations



 


Au large de Panama : les indiens kuna

L'isthme de Panama, traversé par le canal qui relie l'Atlantique au Pacifique, offre l'un des plus beaux paysages de l'Amérique Centrale : la jungle dense du rio Chepo o Bayano où les entomologistes continuent de faire d'estimables découvertes.
C'est là que la Panaméricaine, la route qui devait relier, d'un seul trait, l'Alaska à la Terre de Feu, se termine en cul de sac, à l'est de Panama City, près du rivage caraïbe. Il manque deux cents kilomètres à la percée continentale pour rejoindre la Colombie et donner du prix au symbole… Cette région sauvage, où toutes sortes de trafics s'accomplissent dans une relative impunité,englobe la région de San Blas et de Darien.
Elle abrite aussi, dans l'archipel des Mulatas, non loin de la côte de San Blas, la communauté des 30.000 indiens Kuna.
Ces Indiens remarquablement doués pour le travail des étoffes se sont établis sur leurs îles pour fuir l'ethnie rivale des Noamas qui les persécutait dans la forêt colombienne. Ils vivent sur l'archipel des San Blas, (aujourd'hui rebaptisé Kuna Yala, le pays des Kuna) depuis plus d'un siècle. Ils ont bâti leurs huttes, dressé leurs maisons de roseaux aux toits de palmes sur les îlots minuscules qui parsèment les lagons de la côte de San Blas.

Longtemps, cet isolement, cet éloignement des terres, fut leur meilleure défense contre les intrus.
Aujourd'hui, les plages de sable blanc bordées de cocotiers pourraient susciter la convoitise des tour-operators et des aménageurs touristiques, mais les Kunas résistent.
Pourtant, personne ne parle encore de faire de ces îlots, qui s'étendent sur 350 kilomètres, un parc naturel.